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HordeGame : Profil d'un membre

Profil d'un joueur : Marmotte



Non connecté
Pseudo : Angalo
Sexe : Homme
Rang : Membre

Race : Nain
Monde : Zholeb
Horde : Ninjas D'Akatsuki [NA]
Dernière connexion : 03/09/10 à 16:08:20

Population : 14111 (Classement : 200/3184)
Prestige : 2233 (Classement : 128/3184)
Expérience : 478 (Classement : 606/3184)

Biographie :
EN GUERRE à partir du 03/09/2010
- ne pas piller -
merci


Les aventures d'un nain ordinaire* (maj du 2 août 2010)
* Pour convaincre un nain, payez-lui deux tournées.

C'est au petit matin du premier jour du solstice d'été que naquit Angalo, fils de Labrako son père, et de Korako sa mère. C'était déjà un beau bébé bien bâti (22 cm pour 2,450kg) qui aimait se blottir dans la barbe de son brave papa, qui soit dit en passant, était la plus belle des barbes de la bourgade de Marmotte. Mais passons, ceci est une autre histoire.


Son père en effet était un forgeron, ou plutôt était l'un des forgerons du petit village, puisqu'en réalité, plus de la moitié des hommes étaient forgerons et que toutes les femmes travaillaient dans l'une des 9 tavernes. Vous pourriez penser qu'ils ne pouvaient pas gagner normalement leur vie à cause de toute cette concurrence, mais là encore, il faut connaître le mode de vie des nains pour comprendre.
D'une part, les nains n'avaient pas besoin de grand chose pour subsister : ils cultivaient leurs terres, ils tiraient partie des ressources naturelles qui se trouvaient alentour (mines d'or et d'acier, coupe du bois, culture de malt ...) et participaient tous à la vie de leur village.
Et il était de tradition, quant les soirées de beuverie se terminaient au petit matin, d'aller boire une bière dans la taverne de ses voisins. D'où la règle tacite qui limitait le nombre des tavernes, histoire d'avoir un peu de temps le matin pour s'occuper les affaires courantes.
Mais une fois encore, excusez-moi de cette digression, je ne suis pas là pour vous faire un cours sur la vie des nains mais pour vous conter celle d'Angalo.


Dès les premières années de sa vie, Angalo se distingua des autres nains de son âge. Pendant que ses camarades apprenaient avec leur père le métier de forgeron, lui se forgeait un caractère bien particulier. Il passait ses journées à lire des livres d'aventures et des récits historiques, et faisait le soir la tournée des tavernes pour écouter les contes et fables des anciens ou les épopées des bardes qui faisaient halte dans leur village. A douze ans, il en savait plus sur les elfes, trolls, orcs ou autres créatures que quiconque dans la région. Il connaissait les légendes du vieux monde, des terres marécageuses de l'est aux plaines verdoyantes du grand Ouest, des montagnes des confins à l'arbre sacré Yggdrasil, tous les lieux mythiques explorés par des aventuriers hommes, elfes ou nains. Car contrairement à ce que ses parents lui disaient, les nains étaient parfaitement capables de partir à l'aventure. Alors c'était décidé, dès qu'il aurait l'âge de partir, il ferait son paquetage et s'en irait sur les chemins. Et tant pis pour la forge familiale !


Le jour de ses 19 ans, Angalo annonça à ses parents qu'il allait bientôt quitter le foyer. Ce fut un choc pour eux qui pensaient que ses idées d'aventures lui étaient passées et qu'il était prêt à prendre la succession de son père.
Ne s'exerçait-il pas à la forge tous les jours depuis six mois ?
En réalité, il se confectionnait une hache si solide et tranchante qu'elle pouvait fendre un rocher en deux.
N'aidait-il pas sa mère à la taverne ?
C'était pour lui un moyen d'entendre les conversations des voyageurs.
En fait, cela faisait maintenant un an qu'il préparait son départ. Un an qu'il établissait des cartes des régions qu'il aurait à traverser, un an qu'il économisait chaque pièce gagnée afin de louer de temps en temps une chambre dans une auberge ou de s'acheter des provisions lors de son long voyage. Un an qu'il se préparait à partir, un an qu'il répétait ce qu'il dirait pour convaincre ses parents de le laisser s'en aller.
Ses parents n'adressèrent pas la parole à Angalo pendant les quinze jours qui suivirent. Ils se croisaient très peu dans la journée, cherchant à s'éviter, et Angalo rentrait très tard, une fois que sa mère avait fermé la taverne et était partie se coucher.
Et puis le seizième jour, Labrako vint trouver son fils. Ils discutèrent longuement et enfin, son père lui apprit qu'ils avaient décidé de lui donner leurs bénédiction.
Tous le village avait préparé une petite collation pour lui souhaiter une bonne route et lui prodiguer les derniers conseils pour la route. En fait de conseils, on passa rapidement aux chansons à boire qui, chacun le sait, contiennent toute la sagesse dont à besoin un jeune pour partir sur les routes. Deux jours plus tard, à l'aube, Angalo fit ses adieux à ses proches, leur promettant de revenir un jour.


Le premier objectif de Angalo était d'atteindre la ville de Svartalfheim, lieu de rencontre des aventuriers à la recherche de sensations fortes. Une fois arrivé là-bas, il espérais rassembler des informations sur Nidavellir. Et n'aurait plus qu'à rejoindre un groupe et à partir en quête, histoire d'accumuler un petit pécule pour son expédition vers le monde des Nains et ses mines. C'était tellement simple présenté comme cela.
Son périple jusqu'à Svartalfheim prit un an, et bien que ce ne soit pas un trajet très mouvementé, il rencontra quelques problèmes lors de son quatrième mois qui faillirent l'empêcher de poursuivre son voyage.


Une nuit, alors qu'il se reposait de sa journée de marche, Angalo fut réveillé par une étrange sensation. Aux alentours, tout semblait calme. Mais son sixième sens lui signala un danger. Ce silence n'était pas normal, surtout en cette fin de nuit, juste avant le levé du jour. Il posa une main sur sa hache et prit une grande respiration tout en resserrant sa couverture autour de ses épaules. Qu'est-ce qui pouvait effrayer les oiseaux et les bêtes de la forêt au point de les rendre silencieux ? Cette région n'était pourtant pas réputée pour être dangereuse. Soudain, un craquement de branche résonna sur sa droite. Il se leva d'un bond et se retrouva nez à nez avec deux loups noirs montrant des crocs qui n'avaient rien à envier à une dague bien aiguisée. Deux contre un, voilà qui n'était pas très équilibré ! Les loups le regardaient, la gueule ouverte, prêts à mordre, les yeux luisant dans la nuit. Pourtant, ils ne faisaient pas mine de bouger.
Qu'attendaient-ils donc ? Tout à coup, une idée lui traversa l'esprit. Il se retourna et un troisième loup bondit sur sa proie. Angalo eut juste le temps de se jeter sur le côté et le loup passa au-dessus de lui. Il se remit sur pieds, prêt à en découdre. Dans la forêt, des hurlements se rapprochaient. Ces trois loups devaient être des éclaireurs. Mieux valait ne pas attendre que les autres arrivent pour engager le combat.


Faisant tourner sa hache dans sa main droite, Angalo se précipita vers le loup qui l'avait attaqué. C'était la première fois qu'il combattait contre une troupe de loups, mais la fougue de sa jeunesse compensa son manque d'expérience. Après deux assauts manqué de part et d'autre, la lame de sa hache atterrit sur le crâne de la bête qui s'écroula à ses pieds. Les deux loups qui jusque là s'étaient contentés de grogner s'élancèrent vers lui en même temps. L'un d'eux recula de quelques mètres en se prenant un coup du manche de la hache sur le museau tandis que le deuxième referma ses dents sur le tissus de son pantalon et déchira un échantillon. Et les assauts repartirent de plus belle. Au moment où un quatrième loup fit son apparition, Angalo réussit, d'un formidable coup, à briser les crocs de l'un d'eux, et la moitié de la mâchoire par la même occasion. Mais ils étaient de nouveau à deux sur lui.
Alors qu'un loup essaya de lui sauter à la gorger et s'enfila sur sa hache, un autre réussit à le saisir au mollet et à enfoncer ses crocs dans la chair. Avec un coup de poing, Angalo lui fit lâcher prise et abattit une nouvelle fois son arme sur la tête de son attaquant. Mais ne réussi qu'à l'atteindre avec le manche de son arme. Le loup recula le temps de trouver un nouvel angle d'attaque. La douleur était atroce et Angalo plia un genou à terre, incapable de se tenir sur ses jambes. La meute arrivait et il n'aurait aucune chance de s'en sortir. Sept loups surgirent devant lui et commencèrent leurs manœuvres d'encerclement. Angalo leva sa hache pour montrer qu'il ne mourrait pas sans en tuer encore un ou deux. Parmi les nouveaux arrivants se trouvaient un grand loup blanc. Tout en se relevant en prenant appui contre le tronc d'un arbre, Angalo se positionna face à ce loup hors du commun.
Ils n'étaient plus qu'à deux mètres de lui quand un sifflement déchira l'air et qu'une flèche se planta dans la gorge d'une des bêtes. Les deux autres s'arrêtèrent brusquement et une seconde flèche atteignit son but. Dans un sursaut, Angalo leva sa hache et, d'un bond, l'abattit sur le loup blanc qui lui faisait face. Puis ce fut le trou noir, l'impression de tomber dans un puits sans fond... quelques lucioles et le blanc.



La mort est une arme puissante
Comme elle est une fuite facile
Les héros deviennent les légendes
Les légendes deviennent les mythes
Les mythes créent de nouveaux héros

(Dernière paroles connues de la HacheNoire,
héros légendaire de la Garde)


Lentement, je reprenais mes esprits. La lumière était étrange et changeante comme si je me retrouvais sous un ciel d'hivers étoilé remplis d'aurore polaire. Et, chose étrange, je n'arrivais pas à bouger mon corps en dehors de mes yeux.


Quant je sentit la présence d'une personne au dessus de moi. Elle semblait avoir la taille d'un géant et la morphologie d'un enfant de Rhys le profond.
- Je vais vous dire 3 choses. Si je vous les dits et si elles veuillent bien se réaliser, je suis sur que vous me croirez.
* C'est quoi ça ?
- Considérez moi comme un ami.
* Mais d'où venez vous ?
- La vraie question, c'est : mais où étiez-vous passé ?
- La première chose que je doit vous dire, c'est : il y a un homme dans un immense sac qui souri.
* Un sac ne peut pas sourire.
- La deuxième chose, c'est : les hiboux ne sont pas toujours ce que l'on pense.
- Et la troisième chose, c'est : On dit que jamais une table à trois pieds n'est instable, même lorsque ses pieds sont de longueur inégale.
* Ça veut dire quoi ce rébus ?
- Je regrette c'est tout ce que l'on m'a permis de dire.
- Je vais vous retirer cette flèche. Je vous reverrez le jour où vous saurez que j'ai dit la vérité.

- Nous voulons vous aider.
* Qui ça nous ?
- Une dernière chose, votre nouveau compagnon devrait vous aider à retrouver votre chemin.
- Et il va falloir qu'un médecin s'occupe de vous.

Et voilà, je me rendormi tout en comprenant que mon corps était réchauffé par un bon feu et que je devais somnoler.


Ma jambe me faisait souffrir mais la douleur était moins importante que celle qui martelait mon crane et mon épaule droite. Un feu crépitait et j’étais allongé dans un endroit à l’abri du froid et du vent. Je ne détectais que la respiration régulière d'une personne à quelques mètres de moi et, en tâtonnant sous mes couvertures, je ne retrouvais pas ma hache, ni mon couteau des bois. J'ouvris les yeux.
L'homme, qui me faisait face portait une cape avec une capuche, si bien que je ne pouvais voir son visage. Une épée courte était accrochée à sa ceinture et je distinguais également une dague au niveau de sa botte droite. Enfin, apposé sur un rocher se trouvaient l'arc et les flèches qui m'avaient probablement sauvé la vie. Ma hache était également là, à côté de l'arc. J'essayai de se lever pour aller la chercher mais je retombais en sentant la douleur se réveiller. J'avais deux blessures importantes sur mon côté droit, une à l'épaule et une au niveau de mon genou.

- Du calme maître nain, vous n'êtes pas encore remis de votre mésaventure. Il vous faut encore du repos !
Cette voix ! Je tendit le cou pour essayer de distinguer le visage de cet inconnu, mais ma vue se brouillait et j'avais l'impression que cette capuche formait un voile protecteur qui m'empêchait de distinguer ne serait-ce qu'un trait : un enchantement elfe.
* Qui que vous soyez, je pense que je vous dois la vie. Mon nom est Angalo, fils de Labrako. Aurez-vous l'amabilité de vous présenter à votre tour ?


L'étrange personnage se tenait près du feu. Il s'avança, s'agenouilla près de moi et vérifia mes bandages avant de me proposer un peu d'eau. Puis il se releva, et rejeta la capuche sur ses épaules.
- Je m'appelle Abelo, fille du seigneur Elenî le souverain des Terres du Lindar. Ancien souverain en fait, dit-elle en baissant les yeux. Je suis en exil et je me rends à Svartalfheim pour rejoindre un groupe d'amis.

Une femme et une elfe ! Et, en plus, elle va au même endroit que moi. J’ai pas de chance. Pas question de faire le chemin ensemble.
Tel était mes réflexions avant de sombrer une nouvelle fois dans l'inconscience.


Lorsque je réveillais à nouveau, le soleil était bien haut dans le ciel. Un morceau de viande cuisait au-dessus du feu.
J'avais mon bras qui était calé contre mon torse avec une écharpe fixée par un système astucieux comportant un anneau de métal. Je ne relevais pas d'autres traces de mon infirmière.
Avec mille précautions, je me relevais en position assise. Ma jambe ne le faisait quasiment plus souffrir et mon épaule me lançait mais la douleur était supportable tant que je ne bougeais pas trop.
Ma hache était prés de moi et mon couteau planté dans le sol juste devant le rôti sur le feu.
Mon estomac émis un bruit me rappelant que je n'avais pas mangé beaucoup hier soir avant de dormir. Le morceau de viande devait appartenir à un des loups tués au cours du combat. Après avoir hésité quelques temps, je m'attaquais à la viande avec voracité. Abelo apparut alors du coin d'un arbre en souriant : l'estomac l'emportait toujours sur le cœur chez un nain.